Victorieuse en 1918, la FRANCE est fragilisée en 2018 !

 

« Grâce à eux, la France, hier soldat de Dieu, aujourd’hui soldat de l’humanité, sera toujours le soldat de l’idéal ». Voilà les mots que Georges CLÉMENCEAU, le Père la Victoire, prononça à la tribune de l’Assemblée Nationale, le 11 novembre 1918 pour faire honneur aux soldats français, mort et vivants. Ces Poilus qui tinrent bon malgré toutes les épreuves et donnèrent la victoire à la France contre l’envahisseur.

 

La France de 1918, grâce à la puissance de son armée victorieuse*, soutenue sans faillir par son peuple et les armées alliées, venait de rejeter hors de nos frontières, après de longs, destructeurs et meurtriers combats et au prix de terribles souffrances, l’armée allemande en pleine dislocation qui avait auparavant, pendant quatre longues années, sévèrement occupé et pillé dix départements de notre territoire.

 

Un siècle plus tard, la France du 11 novembre 2018 n’est plus animée par cette volonté de résistance, de combat et de victoire, alors qu’elle doit faire face à une véritable stratégie de conquête de son âme par l’anglicisation de sa langue et de sa culture, à l’anglo-américanisation de son économie dont l’industrie est vendue en tranche ou délocalisée, et à l’islamisation progressive des esprits et de parties toujours plus nombreuses de son territoire. 

 

La France est inquiète, fragilisée, fracturée notamment par des populations installées depuis une cinquantaine d’années et dont certaines sont animées par une volonté de vengeance contre sa personnalité culturelle et politique construite au fil des siècles par nos ancêtres, puis nos grands-parents et pères et mères.

 

C’est en effet une France que l’on ne reconnaît plus, ni moralement, ni physiquement. Une France où, chose inconcevable et inadmissible dans un grand pays, les pompiers sont régulièrement attirés dans de véritables embuscades pour être caillassés comme, encore récemment, dans le quartier du Biollay à Chambéry et parfois attaqués aux cocktails-molotov dans de grandes villes ; où dans une petite ville comme Montceau-les-Mines, la maire a été obligée, le 4 novembre 2018, de décréter un couvre-feu contre les moins de 17 ans qui incendient régulièrement les voitures dans trois quartiers de sa commune ; une France où les attaques et caillassages des bus se sont banalisés, où, dans le département du Var, la consigne a été donnée aux médecins et infirmiers du SAMU de porter des gilets pare-balles lorsqu’ils vont porter secours, où, dans la ville de Toulon de ce même département du Var, des «  caïds » cagoulés disent qui a le droit ou non de passer la «  frontière » de leur quartier, où dans ses institutions et services publics, la loi religieuse de l’islam vient imposer sa règle à la loi républicaine pourtant conforme aux valeurs de notre culture ; et cela avec la condamnable complicité de l’administration et d’élus favorisant une clientèle électorale d’origine extra-européenne, renforcée par le flot de l’immigration, et plus sensible à la solidarité clanique et tribale et aux contraintes religieuses de sa communauté qu’aux exigences de la cohésion nationale et du patriotisme ! 

 

Rappelez-vous ce 3 octobre 2018, l’aveu inouï de Gérard COLLOMB qui, sur le perron du ministère de l’Intérieur, disait craindre le risque d’un face à face avec certains de ces territoires que la République avait perdus, puisqu’ils rejettent l’autorité et la présence de la puissance publique française.

 

Cet aveu résonne étrangement dans la bouche d’un membre de ces élites dirigeantes qui ont, depuis au moins 1995, par un cynique calcul politique à courte vue, donné l’ordre de laisser les habitants des « quartiers et des banlieues », développer leurs trafics en tout genre, afin qu’ils se « stabilisent économiquement et socialement ». Faut-il préciser que ces donneurs d’ordre n’ont récolté que démission de l’Etat, effondrement civique, généralisation de la violence, communautarisation et terreau fertile pour l’islamisation ?

 

Ce sont ces mêmes élus et fonctionnaires qui choisissent de jeter la langue française aux orties pour préférer la langue anglaise dans les appellations qu’ils donnent aux manifestations locales et dans les noms qu’ils donnent aux « marques » avec lesquelles ils baptisent, aujourd’hui, des pans entiers de territoire français jusqu’au fond de nos vallées et sur les sommets de la Savoie.

 

Il n’y a plus de foi en le génie de la langue française, en sa présence sur les cinq continents où elle est malmenée à cause notamment de la démission de nos représentants politiques et diplomatiques qui ont honte de la parler et de la défendre dans les institutions officielles où elle est pourtant une des langues officielles de travail ; il n’y a plus de fierté d’être Français chez ces représentants, chez ces élus-là ! 

 

Il n’y a plus, chez beaucoup d’entre eux, qu’une seule et pitoyable envie de se soumettre à la mode de l’anglicisation ridicule et à l’islamisation menaçante. Ces élus rampants n’ont plus rien à voir avec les élus combattants de 1914-1918 !

 

Le 11 novembre 2018

 

Marcel GIRARDIN 

Conseiller municipal de Voglans (Savoie)

Indépendant, sans appartenance à un parti ou à un mouvement politique quelconque.

 

*Avec 4 millions d’hommes sous les drapeaux, la France avait, en 1918, l’armée la plus nombreuse, la mieux organisée et la plus puissante de toutes les armées alliées qui vainquirent l’armée allemande. C’est le Maréchal FOCH, un officier français, qui, au moment des grandes offensives de 1918, dirigeait toutes les armées alliées dont un grand nombre étaient équipées de matériel français très performant. 

 

L’universitaire américain Robert B. BRUCE dans son ouvrage A Fraternity of Arms : America and France in the Great War, Lawrence university press of Kansas, 2003, page 105 explique que sur les 4194 pièces d’artillerie que les Américains ont utilisés dans la guerre, 3 532 ont été fournies par les Français, ainsi que 4 874 avions sur 6 364 ou encore 227 chars sur 289. 

 

De plus, l’armée américaine, sans aucune expérience de la guerre moderne, due être entraînée de toute urgence par des officiers instructeurs français dans plusieurs camps militaires français.