ATTENTION au prix de l'eau proposé par la CALB !

La publication d'un article du Dauphiné-Libéré, en date du 6 février 2016 (lire celui-ci plus bas dans la marge), sur le projet de transfert de la compétence eau potable à la CALB me fait réagir sur trois éléments : 1- la solidarité affichée, 2-le mode d'exploitation, 3- le prix du m3 fixé par la CALB :

 

1- Tout d'abord, l'article insiste bien sûr..., sur la solidarité de la CALB à l'égard des petites communes, sans dire pour autant l'essentiel : c'est surtout Aix les Bains qui profiterait de cette " solidarité " , en ce qui concerne les dizaines de kilomètres de conduites d'eau potable en mauvais état, que cette ville doit absolument changer, pour un coût considérable en millions d'euros !

 

                     L'Essor savoyard du 11 décembre 2014

2- Ensuite, au sujet du choix très important du mode d'exploitation (société privée ou régie publique), le vice-président Robert AGUETTAZ voudrait voir cela après que les élus auront voté le transfert de cette compétence à la CALB...!

 

Prendrait-il, avec Dominique DORD dont il est ici le bien pratique porte-voix, les élus des autres petites communes pour des naïfs car lors du débat du 4 février 2016 à la CALB, Dominique DORD a déclaré qu'il fallait préparer un éventuel recours à un prestataire privé pour la gestion de l'eau potable. Actuellement, c'est la SAUR, une entreprise privée, qui exploite le réseau d'eau potable sur Aix les Bains...!

 

Tout est dans " éventuel..." lorsque l'on sait qu'Aix les Bains, qui devait revoir son contrat avec la SAUR en 2015, a décidé de reporter ce renouvellement à 2018...après donc que les petites communes " naïves " auraient accepté le transfert de la compétence eau potable à la CALB ! Le maire de Drumettaz-Clarafond a déclaré que son conseil municipal n'était pas favorable à ce transfert. D'autres élus ont fait part de leur crainte de ne plus rien contrôler du fait de la fusion dans Grand Lac qui va les éliminer des instances décisionnaires de la CALB.

 

 

3- Sur le prix de l'eau potable, c'est encore plus gros : le prix intercommunal sera fixé à 1.68 euro le m3, ce qui permettra à Aix les Bains de faire baisser sensiblement le sien...! 

                                    L'Essor savoyard du 11 décembre 2014 

 

Autrement dit, le prix de l'eau de certaines communes va beaucoup augmenter alors qu'à Aix les Bains, il va baisser, au moment où cette ville serait la principale bénéficiaire en termes d'investissement de la CALB pour l'amélioration de son réseau d'eau potable ! 

 

Encore une fois, comme pour la piscine d'Aix les Bains, Dominique DORD fera payer aux habitants des petites communes, bien mal défendus par leurs élus, les nouvelles compétences de la CALB ! 

 

Voilà deux ans que j'avais prévenu à ce sujet dans le Bulletin voglanais du 18 décembre 2014 consultable sur ce site, dans le bas des rubriques de la marge.

 

Comment justifier cela auprès des Voglanais où le réseau d'eau potable a été presque partout refait à neuf par décision du conseil municipal ? 

 

Voir ci-dessous un très intéressant article d'Aix les Bains info sur ce sujet, daté du 19 janvier 2016, qui vous aidera à réfléchir en-dehors de ce que peuvent vous dire le maire de Voglans, la première-adjointe, l'adjoint aux finances et leur entourage.

 

Aix les Bains info.fr   Posté le 19 janvier 2016   

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Au royaume de la techn-eau-cratie, les sourds aveugles et muets sont rois

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S’il y a bien une chose que personne ne peut contester à propos du réseau d’eau potable de la ville d’Aix-les-Bains, c’est qu’il est dans un piteux état. Au point qu’en 2014, il a perdu près de 39% de l’eau qu’il a transporté. Une « performance » inférieure à celle de l’année 2000, dernière année avant l’ère Dord, où les pertes n’étaient « que » de 36%.

 

Pourtant, depuis 15 ans maintenant, les aixois ont été abreuvés de vraies-fausses bonnes nouvelles par leur maire. Des fuites qui baissent de 12,5% par ici. Des fuites réduites d’un tiers par là. La promesse de fuites ramenées à 20% d’ici à 2014. Et désormais la promesse, faite en 2014, d’un réseau exemplaire ! Exemplaire de quoi, on se le demande. A moins qu’il ne s’agisse de l’exemple à ne pas suivre. En dehors d’une partie de la presse locale, qui reprend régulièrement ces balivernes en sachant pertinemment qu’il s’agit de bobards*, et des inconditionnels du député-maire, qui boivent ces paroles comme si elles sortaient de l’évangile selon Saint-Dominique, plus personne n’est dupe. Et pourtant …

 

Et pourtant il est plus que probable qu’en tant que président de Grand Lac, Dominique Dord arrivera à faire passer comme une lettre à la poste** son projet de transfert de la compétence de la gestion de l’eau potable à l’agglomération. Les élus des autres communes ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas à quoi s’en tenir. En prenant la peine de fouiller un peu, les informations sur l’état réel du réseau aixois sont faciles à trouver. Elles permettent de voir que, malgré les beaux discours, la gestion aixoise de l’eau depuis 2001 est un échec. Le réseau fuit toujours autant, si ce n’est plus. Malgré l’instauration d’une nouvelle taxe, aujourd’huide 51 centimes par m3, le rythme de renouvellement des canalisations n’a jamais atteint les 3 km par an.

 

C’est pourtant ce qu’avait promis Dominique Dord pour justifier l’instauration de son nouvel impôt local. En ne comptant que les canalisations datant de 1950 ou avant, il reste environ 75 km de tuyaux à remplacer. Au rythme moyen de ces 10 dernières années, soit environ 2 km par an, cela nous amène à l’horizon 2050. Quant au coût de l’opération, il représente, en euros constants, près de 30 millions d’euros.

 

Oui, assurément, les petites communes de l’agglomération ont du souci à se faire. Certains élus aux affaires émettent d’ailleurs quelques réserves. Mais bien timidement. Mais, comme souvent, pour ne pas dire comme toujours, au moment de voter, ils se tairont et voteront pour ou, au mieux, s’abstiendront. Comme ça a déjà été le cas pour le renouvellement de la délégation de service public des transports en commun.

 

En fin tacticien qu’il est, le président de Grand Lac a bien compris que l’attention du grand public se focalise sur le prix du m3. Depuis quelques mois, il étanche donc la soif de savoir des élus (c’est une blague !) en les bombardant de tableaux et de rapports qui se veulent rassurants sur ce point.

 

Certes, si l’on en croit les études commandées par l’agglomération, des communes vont voir leur prix du m3 s’envoler. Mais, au final, le prix lissé sera le même sur tout le territoire de Grand Lac. Et surtout il sera inférieur au prix moyen actuel. La majorité des élus est bien incapable de se prononcer sur la pertinence de ces études et de leurs résultats. On ne saurait les en blâmer. Tant les rapports qu’on leur présente sont techniques. Et même, parfois, totalement abscons.

 

Mais, sans être un spécialiste de la gestion de l’eau ni des prospectives sur le calcul du futur prix du m3, il est une chose dont tout élu peut se rendre compte. Dans les documents qu’on lui donne à lire, il n’est quasiment question de rien d’autre que du prix du m3. Un prix calculé au millième près, sans que les rapports n’expliquent quelles sont les bases du calcul. Il n’est ainsi jamais question du futur mode de gestion intercommunal de l’eau potable. Sera-ce une délégation de service public, comme c’est déjà le cas pour l’assainissement, ou bien une régie publique ?

 

Le fait que le futur mode de gestion ne soit jamais évoqué dans les rapports sur le futur prix du m3 laisse donc entendre que le mode de gestion n’aurait aucune influence sur le prix du m3. Voila un excellente nouvelle pour les tenants d’une gestion publique de l’eau. Car, à n’en pas douter, à prix et service équivalent, mieux vaut garder dans le giron public la gestion de ce bien commun qu’est l’eau, plutôt que la confier à un prestataire privé. Dans ce domaine, les exemples d’abus en tout genre ne manquent pas. Et sur le banc des accusés, et des condamnés, qui croyez-vous que l’on retrouve ?

 

Outre le mode gestion, d’autres éléments sont étrangement absents des rapports d’études. C’est le cas par exemple des objectifs de performance du réseau. Ou encore des plannings des travaux de rénovation. Etonnant non ? comme le disait le défunt professeur Cyclopède dans sa minute nécessaire.

 

En 1988, en choisissant de confier le gestion de l’eau d’Aix-les-Bains à la SAUR, l’ancien député-maire Gratien Ferrari s’est trompé. Presque trente ans plus tard, l’état du réseau aixois est là pour démontrer que ce n’était pas le bon choix. Aujourd’hui, les élus communautaires ont le recul et les moyens nécessaires pour ne pas tomber à leur tour dans le panneau. A condition de ne pas se laisser engloutir sous les flots de la techn-eau-cratie qui les noie sous une paperasse indigeste.

Note à benêt
En lisant entre les lignes des rapports d’études, il apparait cependant assez clairement que les calculs prospectifs qui y sont présentés s’appuient sur l’hypothèse d’une gestion privée via une DSP. Mais qui donc a promis de faire le choix d’un mode de gestion en faisant fi de toute considération dogmatique ? Ah oui, c’est un certain Dominique D. Ce nom vous dit quelque chose ?


* Une fois par an, le rapport d’activité de la SAUR est présenté aux élus lors d’une séance du conseil municipal. Séance à laquelle la presse assiste, et lors de laquelle le chiffre du taux de fuites est clairement énoncé. 
** Connaissant les difficultés récurrentes que connait l’acheminement du courrier, l’expression est un rien obsolète.

 

Les élus de Voglans trompent les voglanais sur le prix de l'eau.

 

La nouvelle augmentation du prix de l'eau oblige les voglanais à se poser la question suivante :

 

pourquoi les élus essayent de nous faire croire dans La Lettre de Voglans de décembre 2012 que la dernière augmentation du prix de l'eau est de la faute de Chambéry-Métropole alors que c'est eux qui décident souverainement d'augmenter ou non ce prix ?

 

Les élus de Voglans auraient pu choisir de ne pas augmenter le prix de l'eau puisqu'ils réalisaient, en 2012, une marge de 37 centimes d'euro par m3 entre le prix d'achat de 0.815 centimes le m3 auprès de Chambéry-Métropole et la vente de 1.18 euro le m3 aux voglanais. Voir ci-dessous les tarifs pratiqués par Chambéry-Métropole avec les communes extérieures à son agglomération.

 

Vous verrez avec les tarifs 2013 que la marge du conseil est passée de 37 centimes par m3 à 39 centimes puisque Chambéry Métropole a vendu le m3 à la commune de Voglans pour 82 centimes en 2013 alors que les élus de Voglans en avaient fixé le prix à 1 euro et 21 centimes.

 

Ils auraient pu choisir de ne pas augmenter le prix de l'eau puisque la Lettre de Voglans d'avril 2012 annonçait un excédent du budget de l'eau de 146 467.66 euros en 2011 et de 208 730 euros en 2010. Voir ci-dessous les documents et cliquez sur chacune des pages pour les agrandir !