RESISTANCE A L'ANGLICISATION GENERALISEE !

 

Nous devons, nous les citoyens français, nous battre aussi contre toutes les tentatives d'anglicisation voulues par toutes " nos " élites qui ont, comme le regrettait, il y a quelques années, le conseiller à la francophonie de Michel SLEIMAN, alors Président du Liban, jeté aux orties la langue française.

 

Ces élites, adeptes du catéchisme libéral, après avoir depuis quarante ans bradé tout le potentiel scientifique, industriel et économique de la France ( dernier scandaleux exemple avec le dépeçage d'ALSTOM ) essayent aujourd'hui de faire croire aux Français désemparés, que la solution miracle à tous nos problèmes, notamment au déficit abyssal de notre balance commerciale, serait un passage généralisé à l'anglais pour améliorer ainsi notre compétitivité.

 

Foutaise que tout cela ! En effet, vous auriez beau parler parfaitement l'anglais que vos produits ne se vendraient pas plus pour autant, si la qualité et la demande de ceux-ci n'étaient pas au rendez-vous !

 

La fréquentation de nos merveilleux domaines skiables de Savoie ne dépend pas prioritairement du baragouiné anglais des Savoyards mais du maintien du meilleur rapport qualité / prix des séjours et d'un accès fluide et sécurisé aux stations, quelles que soient les conditions météorologiques.

 

RECOURS CONTRE L'APPELLATION EN ANGLAIS...

 

 

Marcel GIRARDIN                                                                     Voglans, le 12 août 2019

Conseiller municipal

85, chemin du Viaduc

73420 Voglans

 

                                                                                   

                                                                                                       Monsieur le Président

                                                                                                       Tribunal administratif

                                                                                                        Place de VERDUN

                                                                                                        38000 GRENOBLE

 

 

 

 

 

 

Objet : Recours en annulation partielle de l’arrêté de déclaration d’utilité publique de Monsieur le Préfet de la Savoie, en date du 22 février 2019, validant l’installation de l’appellation illégale FRENCH TECH IN THE ALPS.

 

 

 

 

 

Monsieur le Président,

 

Je crois devoir saisir votre tribunal d’un recours en annulation partielle de l’arrêté de déclaration d’utilité publique du 22 février 2019  ( Acte attaqué document n° 1 ci-joint ), par lequel Monsieur le Préfet de la Savoie a validé l’installation programmée de la mention FRENCH TECH IN THE ALPS, sur un futur mur de soutènement, conformément au quatrième objectif fixé par l’Etat à la société d’autoroute A.R.E.A : « Optimiser l’intégration environnementale de l’infrastructure »dans le cadre du réaménagement du nœud autoroutier A41( Chambéry-Annecy) et A 43 ( Chambéry-Lyon ).

 

Cette appellation serait exposée à la vue des dizaines de milliers d’automobilistes qui empruntent, chaque jour, la voie rapide urbaine de Chambéry et constituerait, ainsi, un canal supplémentaire du pernicieux formatage, actuellement en cours à l’initiative de trop d’autorités françaises, des cerveaux de nos compatriotes en faveur de l’anglo-américanisation.

 

Monsieur le Préfet de la Savoie, m’a ensuite confirmé ce choix dans la lettre ( pièce complémentaire ci-jointe n°1 ) du 13 juin, qu’il m’a adressée en réponse à mon recours gracieux du 18 avril 2019 ( pièce complémentaire ci-jointe n° 2 ). 

 

Monsieur le Préfet m’indique ensuite que cette marque enregistrée est rattachée au label FRENCH TECH initié par le ministère de l’économie et du numérique destiné à identifier des entreprises innovantes. 

 

Ce ministère semble être en totale contradiction avec la louable et très réaliste déclaration de Monsieur le Président de la République qui, lors du XVII ème Sommet de la francophonie à Erevan, a tenu à mettre en avant le français comme « langue de la création » !

 

Il va de soi qu’il ne peut donc s’agir là, tant de la part de Monsieur le Préfet de la Savoie que de celle du Ministre de l’économie et du numérique, que d’une erreur d’inattention les ayant conduits à valider l’usage d’appellations illégales en langue étrangère, sur le territoire national, alors que les appellations TECHNOLOGIES DE LA FRANCE DANS LES ALPES et TECHNOLOGIES DE LA FRANCE conviendraient parfaitement à l’information de tout esprit un tant soit peu aiguisé, fût-il étranger et informé… qu’il est en France ! Elles seraient, par ailleurs, beaucoup plus honorables à défendre pour des autorités françaises dignes de ce nom.

 

En effet, hormis le caractère hautement immoral qui conduirait les plus hautes autorités de l’Etat, tant au niveau national que départemental, à préférer promouvoir l’installation et l’usage d’appellations en une langue étrangère sur notre territoire au détriment du français (notre langue officielle et maternelle), il convient de souligner que :

 

1-     La Constitution française, qui oblige toutes les autorités, indique en son article 2 : « La langue de la République est le français » ;

 

2-     La loi du 4 août 1994 sur l’emploi de la langue française dit en ses articles :

 

Article 1 : …La langue française est un élément fondamental de la personnalité de la France… ;

 

Article 3 : Toute inscription ou annonce apposée ou faite sur la voie publique, dans un lieu ouvert au publicou dans un moyen de transport en commun et destinée à l'information du public doit être formulée en langue française ;

 

Article 14 : I. L'emploi d'une marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d'une expression ou d'un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit publicdès lors qu'il existe une expression ou un terme français de même sens approuvés dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires relatives à l'enrichissement de la langue française.

Cette interdiction s'applique aux personnes morales de droit privé chargées d'une mission de service public, dans l'exécution de celle-ci.

3-     La circulaire n° 5652/SG du 25 avril 2013 par laquelle le Premier ministre appelait, notamment aux points 1 et 2, tous les ministres à veiller au respect des textes qui encadrent l’emploi de notre langue dans la société et à la promotion par leurs administrations de l’usage de la langue française.C’est bien le moins que l’on est en droit d’attendre de l’administration française et il est très pénible que cela doive être précisé par écrit dans le cadre d’une circulaire officielle !

 

4-     La lettre ( pièce complémentaire ci-jointe n° 3 ) du Chef de Cabinet du Président de la République adressé, le 16 juillet  2019, au porte-parole d’un collectif d’associations combattant pour la défense de la langue française. Monsieur François-Xavier LAUCH y indique, fort à propos, que : « Afin d’assurer la protection de notre patrimoine linguistique, la loi du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française, dite loi TOUBON,continue de s’appliquer pleinement. »

 

En conclusion de ce qui précède, plaise à votre tribunal :

-  d’annuler la décision de Monsieur le Préfet de la Savoie validant l’installation illégale par la société A.R.E.A de l’appellation FRENCH TECH IN THE ALPS sur un futur mur de soutènement du nœud autoroutier A41-A43 ;

-       de déclarer illégal le label FRENCH TECH, lancé et utilisé par le ministère de l’économie et de la numérisation, auquel fait référence Monsieur le Préfet de la Savoie.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sincères salutations.

 

 

 

                              Pièce complémentaire n° 1

 

                              Pièce complémentaire n° 2

 

                                       Pièce complémentaire n° 3

 

Ci-dessous une partie de l'entretien que le ministre de la Culture a accordé au Figaro du 4 août 2019, pour "fêter" l'anniversaire de la loi dite Toubon.

 

Le ministre dit notamment que la loi Toubon est aujourd'hui largement intégrée aux usages, globalement bien appliquée et respectée...

 

Vous avouerez que cela ne manque pas de sel au vu de ce qui précède et de toutes les autres et nombreuses violations, dont la dernière en date est l'enregistrement de la marque " PARTNER WITH FRANCE " par le...premier ministre auprès de l'I.N.P.I ( institut national de la propriété industrielle) !

 

Comme quoi le mauvais exemple vient toujours de plus en plus haut !